Les deux images une de 2010 à gauche l'autre de 1969 à droite. Les flèches indiquent les vestiges visibles en surface décris plus bas.
Entrepôts construits sur l’emplacement des ruines. Terrains aux rabais? comme ci il y avait pas de place ailleurs !
Tranchée pour construction. Rien à signaler.
Ruines de la Cappa. Les labours petit à petit réduisent les ruines.
Sur le béton (opus spicatum), les briques ont disparues, mais ont laissées leur empreinte dans le béton de fondation.
Opus spicatum : "Appareil en épi de blé". Pierres ou briques posées sur la tranche et disposé alternativement en épi. le  joint entre les lits successifs n'est pas horizontal et rectiligne comme dans l'appareil en « arête de poisson » (opus  piscatum), mais en zig-zag.  Cet appareil a été utilisé à l'époque romaine et à l'époque carolingienne. Il pouvait se retrouver en parement ou servir  de remplissage dans un mur, ou permettre de réaliser des revêtements de sol en brique. 
Vue aérienne de la partie "site" du plan. C'est aussi ce que l'on peut voir sur les deux photos au dessus. Vue avant les fouilles. (source IGN)
Dessin intéressant à main levée de l'ensemble Cappa.Source : Carte archéologique de la Gaule, Drôme
A vérifier : J'ai pu apprendre que la construction des bâtiments sur l'emplacement de la Cappa à détruit des mosaïques... Quelle commune et promoteurs peu scrupuleux avons nous là pour détruire ainsi  ces vestiges ? D'après certaines infos (à vérifier), certains morceaux de ces mosaïques ont été sauvés, non pas par les services d'archéologie mais par une personne privée. C'es éléments se  trouvaient à une époque au Musée du Dolon, non visibles par les visiteurs. Le musée étant fermé et la collection vendue, ces éléments de mosaïques se trouveraient vers la ville d'Anjou en Isère  chez le nouveau propriétaire. A suivre donc ! 
On notera qu'a une époque on trouvait  à cet endroit l "usine du Cappa" 
Connu à l'heure actuelle en tant que zone industrielle et lotissement, la Cappa (quartier Tuilandière) a une histoire que peu de gens de nos jours connaissent, et disparaitra dans un futur  proche.  Très récemment, lors de la construction de la zone industrielle au sud de la ville, on a éffacé les derniers vestige de la Cappa. On trouvait en ce lieu un dallage en arrêtes de poissons  constitués de briques "opus signinum". Comment a t'on pu laisser détruire se site ? Je l'ignore. C'est en tout cas l'extention des usines Dalami (dalles et produits amiantés) qui font venir  depuis Lyon par voie ferrée les matières premières qui causa la perte de la cappa. Dentressengle ne fit que sceller le sort de ces ruines.  Source : Martin Pierre : Histoire de St Rambert d'Albon :              M. J Ollier avait donné une exacte description « Courrier Rhodanien No 5 année 1956 p 80 à 82 ». Si l’on dégageait cette ruine des ronces et des broussailles qui la recouvrent, on  trouverait , décrit M. Ollier, une plateforme de béton de 10 m sur 20 m environ sur laquelle se voyaient autrefois des traces de briques posées sur champ et disposées en épis. (Opus  spicatum) Que représente cette ruine ? Personne ne le sait au juste. On a longtemps cru à un four à poteries. Le lieu, il est vrai, s’appelle encore « la Tulandière » à cause des débris de tuiles  qu’on y trouvait en abondance autrefois. Mais ses tuiles ne provenaient-elles pas tous simplement du toit effondré ?              La photographie aérienne révèle que la ruine du Cappa faisait partie d’un vaste ensemble de bâtiments couvrant une superficie de 180m x 90 m. Le port fluvial était là, tout près à  quelques dizaines de mètres, et le bac qui faisait le service d’une rive à l’autre, tout près aussi, au quartier du port de Champagne. (je n'ai pas encore trouvé cette photo aérienne)              Les marchandises déchargées étaient acheminées par charrois vers la Valloire et Grenoble, par une route dont la trace est encore visible, coupée par la voie ferrée. Il y avait doc, tout  autour du port, d’importants bâtiments magasins, entrepôts, logements,  écuries (il fallait beaucoup de chevaux tant pour les bateaux que pour les charretiers.il n’est pas déraisonnable  même que notre ruine de la Cappa appartient a cet ensemble. Il y a quelques années, un de nos compatriotes y a fait des fouilles ; il en a retiré maints débris de poteries diverses, un ou deux  fers de lance, et une boucle de harnais ou de ceinturon.  Courrier Rhodanien No 5 années 1956 p 80 :              “À 2 km environ au sud de St Rambert d’Albon, tout près du Rhône, se situe le quartier de la Tulaudière, propriété de M. Eugène Bret. Au milieu des cultures, elles-mêmes parsemées  de débris de tuiles  et de restes de maçonneries, existe une ruine imposante, le Cappa, que les agriculteurs depuis de nombreuses générations n’ont jamais cessé de réduire au minimum, au  cours de leur travaux agricoles. Il s’agit d’un gros massif de maçonnerie d’environ 10 m sur 20 m et de 3 m de hauteur, dont il ne reste plus que le blocage interne et la trace d’un sol situé au  1er étage en opus signinum ; sur ce béton à tuileau reposaient des petits carreaux de terre cuite de 65 mm/ 48 mm/ 18 mm posés sur champ et disposés en épis ; il y a peu d’années tout était  intact, aujourd’hui il ne reste plus que la cicatrice sur le béton. Il y a 50 ans cette ruine comportait encore deux étages parfaitement visibles. Il est difficile de retrouver la fonction primitive  de ces restes, les paysans l’appelaient le « Poste de guet Romain sur le Rhône » mais en fait il s’agit du seul témoin d’un très grand ensemble de constructions, aujourd’hui disparues. Le lieu  a joué au moyen âge un rôle assez important, dépendance des templiers, puis par la suite servit aux chevaliers de st Jean de Jérusalem dépendant de la Commanderie de Lachal, puis  d’Epinouze.. Sur l’autre rive du Rhône se trouve l’agglomération de Champagne qui a été pendant tout le moyen âge une tête de pont sur le fleuve appartenant au Dauphin du Viennois, «  parte regni Francie ultra Rodanum » 3 juin 1296 ; une charte de Cluny du 30 août 972 concerne également la localité de Champagne. Au dessus de Champagne, toujours sur la rive droite   se trouve l’oppidum du Chatelet et son temple romain fouillé par L B Morel en 1880 1885 tout cet ensemble, à cheval sur les deux rives du fleuve, pourrait bien laisser supposer un antique  passage du Rhône ; de plus, il est curieux de constater que le Figlinae de la table  de Peutinger, à XVII milles de Vienne, correspond exactement , au point de vue distance , aux ruines du  Cappa de St Rambert d’Albon. Une photo aérienne par R. Lurol de 1971 à 1973 à dégagé 8 pièces de bâtiments soit 432 m2. Trois structures ont été étudiées :  1 bassin de 2.4 m * 2.30 m avec murs de 50cm en galets enduits de mortier. Un deversoir à été vu au sud.  1 pièce de 2.40 m * 7 m aux murs de 60 cm en galets et sol en briques (20 x 30)  1 Pièce voutée de 36 m2 au sol en béton de tuileau concervé sur 1.4m qui pourrait être une citerne.”  Voici le lieu où se trouvaient les ruines de la "Cappa". Proche du Rhône.On aurait évidemment pu facilement éviter de détruire ces ruines en déplacent légèrement cet entrepôt. Les gens du  coin se rappellent bien de ces ruines. On notera qu'une Mme Coindet, vieille fille de St Rambert,  morte depuis longtemps, possédait des informations sur ce lieu, mais hélas je n'en sais pas  plus.
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