Voici nos héros jouant les guides dans un dédale de couloirs, commentant se foisonnement architectural. Il faut bien rentrer de l'argent et on comprend aisément pourquoi !
Le temps passe vite en leur compagnie ceci grâce à des commentaires simples basés sur le vécu et l'expérience. On ne parlera pas que du bâtiment, mais aussi de l'humain. Ils savent se rendre disponibles et prêts à partager avec quiconque montrera un intérêt particulier pour leur travail.
M. Pottier n'en est pas à son premier sauvetage, en Picardie il sauve deux abbayes. Ses travaux font sensation et il gagne ainsi le premier prix en 1965 "chefs-d'oeuvre en périls". (Malheureusement, n'existe plus.)
Suite à ce prix de 15 000 frs gagné, il cherche une ruine, avec des murs solides, et tombe sur le charme de Ventadour. Des subventions, mécénats, sont mis en place et Ventadour, petit à petit, se relève. Peu de monde y croyait et la DRAC (Direction régionale des Affaires Culturelle) lui suggère de stopper ses travaux, car "une ruine peut être consolidée, mais pas refaite". Bien évidemment, M. Pottier s'insurge et manifeste. En 1997 la DRAC retire son financement, puis à force de discussions les points de vues se sont rapprochés. Il y a encore 15 ans de travail.