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            Connu à l'heure actuelle en tant que zone industrielle et lotissement, la Cappa (quartier Tuilandière) a une histoire que peu de gens de nos jours connaissent, et disparaitra dans un futur proche.

Très récemment, lors de la construction de la zone industrielle au sud de la ville, on a éffacé les derniers vestige de la Cappa. On trouvait en ce lieu un dallage en arrêtes de poissons constitués de briques "opus signinum". Comment a t'on pu laisser détruire se site ? Je l'ignore. C'est en tout cas l'extention des usines Dalami (dalles et produits amiantés) qui font venir depuis Lyon par voie ferrée les matières premières qui causa la perte de la cappa. Dentressengle ne fit que sceller le sort de ces ruines.
Source : Martin Pierre : Histoire de St Rambert d'Albon :

            M. J Ollier avait donné une exacte description « Courrier Rhodanien No 5 année 1956 p 80 à 82 ». Si l’on dégageait cette ruine des ronces et des broussailles qui la recouvrent, on trouverait , décrit M. Ollier, une plateforme de béton de 10 m sur 20 m environ sur laquelle se voyaient autrefois (se verraient peut être encore) des traces de briques posées sur champ et disposées en épis. Opus spicatum) Que représente cette ruine ? Personne ne le sait au juste. On a longtemps cru à un four à poteries. Le lieu, il est vrai, s’appelle encore « la Tulandière » à cause des débris de tuiles qu’on y trouvait en abondance autrefois. Mais ses tuiles ne provenaient-elles pas tous simplement du toit effondré ?

            La photographie aérienne révèle que la ruine du Cappa faisait partie d’un vaste ensemble de bâtiments couvrant une superficie de 180m x 90 m. Le port fluvial était là, tout près à quelques dizaines de mètres, et le bac qui faisait le service d’une rive à l’autre, tout près aussi, au quartier du port de Champagne. (je n'ai pas encore trouvé cette photo aérienne)

            Les marchandises déchargées étaient acheminées par charrois vers la Valloire et Grenoble, par une route dont la trace est encore visible, coupée par la voie ferrée. Il y avait doc, tout autour du port, d’importants bâtiments magasins, entrepôts, logements,  écuries (il fallait beaucoup de chevaux tant pour les bateaux que pour les charretiers.il n’est pas déraisonnable même que notre ruine de la Cappa appartient a cet ensemble. Il y a quelques années, un de nos compatriotes y a fait des fouilles ; il en a retiré maints débris de poteries diverses, un ou deux fers de lance, et une boucle de harnais ou de ceinturon.

Courrier Rhodanien No 5 années 1956 p 80 :

            À 2 km environ au sud de St Rambert d’Albon, tout près du Rhône, se situe le quartier de la Tulaudière, propriété de M. Eugène Bret. Au milieu des cultures, elles-mêmes parsemées de débris de tuiles  et de restes de maçonneries, existe une ruine imposante, le Cappa, que les agriculteurs depuis de nombreuses générations n’ont jamais cessé de réduire au minimum, au cours de leur travaux agricoles. Il s’agit d’un gros massif de maçonnerie d’environ 10 m sur 20 m et de 3 m de hauteur, dont il ne reste plus que le blocage interne et la trace d’un sol situé au 1er étage en opus signinum ; sur ce béton à tuileau reposaient des petits carreaux de terre cuite de 65 mm/ 48 mm/ 18 mm posés sur champ et disposés en épis ; il y a peu d’années tout était intact, aujourd’hui il ne reste plus que la cicatrice sur le béton. Il y a 50 ans cette ruine comportait encore deux étages parfaitement visibles. Il est difficile de retrouver la fonction primitive de ces restes, les paysans l’appelaient le « Poste de guet Romain sur le Rhône » mais en fait il s’agit du seul témoin d’un très grand ensemble de constructions, aujourd’hui disparues. Le lieu a joué au moyen âge un rôle assez important, dépendance des templiers, puis par la suite servit aux chevaliers de st Jean de Jérusalem dépendant de la Commanderie de Lachal, puis d’Epinouze.. Sur l’autre rive du Rhône se trouve l’agglomération de Champagne qui a été pendant tout le moyen âge une tête de pont sur le fleuve appartenant au Dauphin du Viennois, « parte regni Francie ultra Rodanum » 3 juin 1296 ; une charte de Cluny du 30 août 972 concerne également la localité de Champagne. Au dessus de Champagne, toujours sur la rive droite  se trouve l’oppidum du Chatelet et son temple romain fouillé par L B Morel en 1880 1885 tout cet ensemble, à cheval sur les deux rives du fleuve, pourrait bien laisser supposer un antique passage du Rhône ; de plus, il est curieux de constater que le Figlinae de la table  de Peutinger, à XVII milles de Vienne, correspond exactement , au point de vue distance , aux ruines du Cappa de St Rambert d’Albon. Une photo aérienne par R. Lurol de 1971 à 1973 à dégagé 8 pièces de bâtiments soit 432 m2.

Trois structures ont été étudiées :
1 bassin de 2.4 m * 2.30 m avec murs de 50cm en galets enduits de mortier. Un deversoir à été vu au sud.

1 pièce de 2.40 m * 7 m aux murs de 60 cm en galets et sol en briques (20 x 30)

1 Pièce voutée de 36 m2 au sol en béton de tuileau concervé sur 1.4m qui pourrait être une citerne.
            Voici le lieu où se trouvaient les ruines de la "Cappa". Proche du Rhône.On aurait évidemment pu facilement éviter de détruire ces ruines en déplacent légèrement cet entrepôt. Les gens du coin se rappellent bien de ces ruines. On notera qu'une Mme Coindet, vieille fille de St Rambert,  morte depuis longtemps, possédait des informations sur ce lieu, mais hélas je n'en sais pas plus.
D'immenses bâtiments, mais aussi un lotissement en construction. Ma visite sur place et regard dans les tranchées de fondation ne montre pas de vestiges. A priori, des relevés ont été faits avant travaux. Surement de l'Inrap. Peu pourront- ils m'en dire plus? (à suivre...)
A priori, le lotissement est trop au sud. On ne distingue aucun objet dans les tranchées. L'inrap à quand même surveillé le secteur
Sur le béton (opus signinum), les briques ont disparues, mais ont laissées leur empreinte dans le béton de fondation.
La Cappa avant destruction totale. cette vue correspond aux flèches sur les premières photos de la page.

Jules Védrine :

Il meurt le 21 avril 1919, avec son mécanicien Guillain, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Rome, à bord d’un bimoteur Caudron C-23 rempli de 1 600 litres d’essence. Il est enterré au cimetière de Pantin après des funérailles grandioses.

  

Jean Marc Bernard :

Le poète Jean-Marc Bernard a habité Saint- Rambert dans les années 1910. Il logeait chez sa mère 21 rue de Marseille et l'appartement servait de point de ralliement à un petit groupe d'écrivains dont notamment Francis Carco.

  
Château de Larnage à Anneyron
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Chateau de Larnage à Anneyron
Dessin intêressant à main levée de l'ensemble Cappa.Source : Carte archéologique de la Gaule, Drôme
On nottera qu'a une époque on trouvait à cet endroit une "usine du Cappa"
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Liens divers vers autres sites web.
Oui dires, et infos diverses sur le Nord Drome
Guédelon, un château fort en construction !
Vue aérienne de la partie "site" du plan. C'est aussi ce que l'on peut voir sur les deux photos au dessus. Vue avant les fouilles. (source IGN)
Entrepôts ci dessus sur l'emplacement des ruines.
On ne pouvait pas mieux faire !
Les deux images une de 2010 à gauche l'autre de 1969 à droite.
Les flèches indiquent les vestiges visibles en surface décris plus bas.
Opus spicatum : "Appareil en épi de blé". Pierres ou briques posées sur la tranche et disposé alternativement en épi. le joint entre les lits successifs n'est pas horizontal et rectiligne comme dans l'appareil en « arête de poisson » (opus piscatum), mais en zig-zag.

Cet appareil a été utilisé à l'époque romaine et à l'époque carolingienne. Il pouvait se retrouver en parement ou servir de remplissage dans un mur, ou permettre de réaliser des revêtements de sol en brique.