Une ruine qui aurait bien des choses à dire... Quels bruits de couloir, rumeurs, indiscrétions, seraient révélés si les pierres pouvaient parler ? Faute de fouilles ce site resta mystérieux. Voici  quelques évènements historiques en rapport de près ou de loin à Mantaille. Qui à dit que le Nord de la Drôme était historiquement "pauvre" ?                  En 450 environ, les Burgondes s'installèrent dans les ruines de la villa romaine ravagée par les invasions. Leurs constructions étaient sommaires, en bois, car il ne maîtrisait pas la  maçonnerie en dur (pierres et mortier) utilisée par les Romains. Occupant par exemple la Villa Tortilianum dont ils firent une ferme ou un village qu'ils appelèrent Epaone. Se promenant dans les bois  de Mantaille, un de leur chef de bande découvrit se site bien protégé, avec un ruisseau, et s'y installa construisant toujours en bois. Au fil des remaniements successifs, Mantaille devint une résidence  de plaisir et d'agrément, on peut dire le Versailles des Burgondes, puis des Francs.    Il est à noter qu'avec ces périodes troubles, les derniers Romains tentèrent de se protéger comme ils pouvaient. En ville des édifices furent détruits pour construire des remparts (ex : Valence) et  dans les campagnes on édifia en toute hâte des Castellum (ex : Albon).  En 517 au concile Epaone, 40 canons furent édictés. (Voir pages Albon).  En 534 les Burgondes furent plus maîtres des lieux et ont été remplacés par les Francs.  En 579, 571, 574 les Lombards envahiront la région venant de l'autre côté des Alpes.  En 731, 733, 735, 737 après avoir franchis les Pyrénées ils tentèrent de remonter vers Paris, sans succès, car mis en défaite par Charles Martel.  Des prieurés furent construits en divers endroits, dont un à Mantaille (information à vérifier) et deux à Anneyron. Suite à toutes ses invasions, les gens se rassemblent, dans des communautés  qui au départ n'étaient pas forcément religieuses, mais le devinrent sous le nom de Abbayes et monastère. Il fallait de la discipline et de l'ordre. La règle de St Benoît séparant les hommes et les  femmes devait être appliquée au VI e siècle. Mantaille possédait son prieuré dépendant comme celui de St Rambert Epinouze par l'abbaye de l’Ile Barbe puis bénédictine puis enfin au chapitre de  Vienne. (Pas encore localisé).    En 763 > 814 on vit Charlemagne qui apporta 50 ans de calme. Le pouvoir du roi se renforce, le pays s'agrandi grâce à des conquêtes, les évêques furent associés à des comtes et vicomtes, qui  allaient devenir les futurs seigneurs féodaux.  En 843 les trois petits fils de Charlemagne se partagent le territoire au traite de Verdun :  -Charles le chauve eut la Francie à l'ouest.  -Louis le Germanique reçut l'Allemagne et l'Autriche  -Lothaire II reçut notre région et une partie de l'Italie. (Voir carte). 
Charlemagne
Ci dessous un devoir d’histoire concernant Mantaille en 1862 ! (Source évêché de Valence)
Lothaire II :   Né vers 825 et mort en 869.  855 : Lothaire 1er, son père meurt le 29 septembre.  856 : Il est sacré roi et en avril, Il épousa Theutberge fille de Théodebert l’un des descendants de Childebrand, frère de Charles Martel. Un an après son mariage et sans enfant (Elle serait stérile), il  la chasse de sa cour et vie publiquement avec Valdrade, soeur de Gonthier, Archevèque de Cologne. Les parents de Theutberge se plaignirent de sa conduite et du scandale et il l’accepta à nouveau dans  son palais. Voulant absolument se débarrasser de cette épouse, il mandata une personne qui affirma devant deux évêques, l’un dit "Simplet" ignorant et l’autre "ambitieux", que Theutberge et son frère, le  duc Humbert avaient eu des relations incestueuses. Elle se justifia par l’épreuve de l’eau bouillante et présenta un champion qui entra pour elle sans avoir éprouvé le moindre mal. Elle fut rétablie dans  tous ses honneurs. Malgré tout et par peur que l’on intente à sa vie, elle s’avoua coupable du crime. Elle renouvellera l’aveu de son crime au concile d’Aix-la-Chapelle en 860 et fut condamnée à une  sentence publique. Elle s’enfuit en France.  857 : Lothaire II la fait emprisonner, mais ses oncles Louis le germanique et Charles le Chauve lui permettent de s'évader.  860 : Lothaire a un fils, Hugues, de Valdrade.  860 : Deux conciles (Un par Hincmar à Douzy vers 860) confirmèrent la santance et autorisèrent Lothaire à se remarier. Il informa le Pape et sans attendre la réponse, il se remaria en aout 862. Il  s’allie avec Louis de Germanie en cédant l’Alsace craignant une réponse de Charles le Chauve. Entre temps le Pape Nicolas 1er informé du divorse de Lothaire, convoque un concile à Metz. L’assemblé  séduite par Lothaire confirment les décisions précedentes. Mais le Pape prend parti pour Theutberge et Charles le Chauve voulais profiter de cette décision pour déposséder son neuveu. A Rome un  concile casse les actes de celui de Metz et excomunie tous les évèques qui ont participés à leur rédaction.  Lothaire n’a plus le soutien des évèques. Il envoie Theutberge rencontrer le Pape, puis fait intérompre le voyage et préfère une lettre ou elle présentera sa requête au pape, en arguant de sa stérilité  et de la validité du mariage antérieur de Lothaire avec Waldrade. Pour toute réponse le Pape le menace d’excommunication si il ne reprend pas Theutberge comme légitime épouse au début 867. Lothaire  se soumet car il craint le chatiment.   863 : A la mort de Charles de Provence , Louis II son frère arrive le premier. Lothaire II arrive trop tard et ne peu faire respecter les accords de 859. Toutefois, Girard lui obtient la suzeraineté sur  les comtés de Lyon, Vienne et Vivarais, regroupés au sein du duché Lyonnais, dont il porte le titre.  863 : Le 30 avril, au château de Mantaille pour le partage du royaume. Un diplôme est édité pour St Pierre de Vienne. Girard devint le premier conseillé de Lothaire II.  864 : A Gondreville en présence du légat et de toute la cour il jure de recevoir Theutberge pour épouse et de la traiter comme telle. Valdrade n’était pas loin et reprend sa place. Theutberge se  retrouve confinée dans son palais. Elle s’échappe à nouveau.  867 : En mai Lothaire II conduit une armée en Italie pour aider son frère à Bénévent, près de Naples contre les Sarrazins et veut en profiter pour expliquer sa position au Pape.  867 ; En décembre le Pape meurt. Il écrit une lettre à Adrien II le nouveau Pape.    868 : Il renconte le Pape au couvent du mont Cassin, après avoir envoyé Valdrade à l’abbaye de Remiremont.  Il le couvre de cadeaux somptueux, jure sur l’ostie qu’il entretien plus de relation  avec Valdrade. (Le serment de l’eucharistie en vertu des paroles de st Paul, on croyait en conséquence que quiconque osait ainsi parjurer mourrait infailliblement dans l’année.)  Lothaire II et ses Francais, surpris, éffrayés et ne pouvant reculer, pronocèrent en tremblant le serment redoutable. le pape lui dit à haute voix, en lui présentant l'hostie :  "Si tu as renoncé à l'adultère, si tu as rompu toutes relations avec Valdrade, que ce sacrement t'apporte le salut ! Mais il se changera en punition si ton coeur est toujours pervers".   Lothaire dit :  "Que le corps et le sang de Jésus christ me servent aujourd’hui d’épreuve". Cette noble fermeté de langage est d'autant plus louable que, pour soutenir ainsi les droits de la morale, le pape  devait braver et blesser un prince à qui il était redevable d'avoir vu Rome délivrée des Sarrasins. Le doute élevé par Adrien sur la sincérité de la conversion du prince était-il fondé ? Nul ne le sait.  Lothaire suivit le Pape à Rome comme un Humble pénitent au palais de Latran.  Le Roi reçut du Pape une palme qui représenterait la réussite de toutes ses entreprises, une férule (Baton Lithurgique droit) indiquant le pouvoir de chasser les évèques qui s’opposeraient à ses  desseins et une lionne qui représenterait Valdrade. En quitant Rome , à Lucques il fut attaqué d’une fièvre violante (Malaria), et mourrut à Plaisance le 8 Aout 869, 40 jours après. Il fut mis en terre dans  le monastere St Bertin voisin. (Theutberge fit un don à ce monastère)  869 le 9 septembre : Ses compagnons survivants apprendront en route que, appelé par des grands de Lothaire, Charles le Chauve s'est fait couronner à Metz roi du royaume de son neveu. On  manqua pas de faire le lien avec son parjure. Theutberge se retira au monastère de Ste Glossinde de Metz, dont elle était Abesse et ou elle est entérée.    De Valdrade Lothaire eut 2 filles : Berthe (Née en 863), Gisèle (Née en 865, morte en 908), et un fils nommé Hugues (Né en 860), auquel il donna le duché d’Alsace qu’il avait racheté. Il ne pu en  prendre possésion car reconnu fils illégitime. Valdrade se remaria en 868 à Conrad duc de Bourgogne Transjurane et mourrut à Remiremont Vosges en 888. Lothaire II n’a pu vaincre sa passion pour  Valdrade et ses sacrifices accéléra la chute de la seconde dynastie. 
En 875 Mort de Louis II. Charles le Chauve, roi de France, s'empare de la Provence. Il nomme son beau-frère, Boson, duc de Provence. 
Charles le chauve et une délégation. 
En 855 Charles le chauve réside à Mantaille pour plusieurs années.   En 863 Girart de Roussilon obtient la suzeraineté sur les comtés de Lyon, Vienne et Vivarais, regroupés au sein du duché du Lyonnais, dont il porte le titre (accord du 30 avril 863 à Mantaille) ; la  Provence passant de son côté sous la coupe directe de Louis II le Jeune. Girart devient également le premier conseiller de Lothaire II de Lotharingie. Diplôme pour St pierre de Vienne.  En 871. Charles le chauve épouse la sœur de Boson, Richilde.  En 877 Charles le chauve revenant en France fut pris d'une forte fièvre. Un médecin lui administra un breuvage, dit-on, empoisonné. Il meurt le 6 Octobre. Son fils louis le bègue lui succède et fut  couronné le 8 Décembre 877.  En 879 le 15 octobre se déroula un événement à Mantaille : L'assemblée. Le successeur de Lothaire est incapable d'empêcher les invasions qui ont repris de plus belle. L'archevêque de Vienne  Otramne convoque :  6 Archevêques :  Otramne de Vienne, Rostaing Archevêque d'Arles, Théodoric Archevêque Besançon, Eustonge Archevêque Tours, Aurélien Archevêque de Lyon , Teutran de la tarentaise  17 Evêques :  Ratbert Evêque de Valence frère de Boson, Bernaire Evêque de Grenoble, Henicon Evêque de Die, Biracon Evêque de Gap, Hélias de Vaison, Adalbert de Maurienne, Eustorge de toulon, Girbald de  Cavaillon, Jérome de Lausanne, Richard d'Apt, Guntard de Macon, Edolde de Riez, Walefrid d'Uzès, Aether de Vivier, Léodoin de Marseille, Ratfrid d'Avignon, Germard d'Orange, Adalbert de Maurienne.  Aix, Arles, Autun, Avignon, Beaune, Besançon, Chalon, Dijon, Genève, Grenoble, Langres, Lausanne, Lyon, Macon, Marseille, Tarentaise, Tonnerre, Troyes, Valence, Vienne, décidèrent "pour le  bien de l'église et du pays" de constituer un royaume indépendant qu'ils confièrent à Boson, Comte de Vienne marquis de Lyon et gendre de l'empereur germanique et beau frère du roi de France Charles le  chauve. Il est à noter que se sont près de 50 personnes qui se rassemblèrent. Le "château" était donc assez vaste pour tout ce monde.  Voici ci dessous la lettre que l'on envoya à Boson qui se trouvait alors à Vienne : Comment ne pas résister?  On notera que Boson est le premier roi élu "par la grace de Dieu"       "Très illustre prince, le saint Concile assemblé au nom de Dieu, avec les seigneurs laiques, à Mantaille, dans le territoire de Vienne, par l'inspiration divine, nous envoie vers votre clémence pour  apprendre de votre propre bouche comment vous prétendez vous comporter sur le trône ou nous souhaitons que vous soyez élevé. Nous désirons savoir si votre zèle pour la foie catholique vous fera  sincèrement rechercher tout ce qui pourra contribuer à la gloire de Dieu et l'éxaltation de l'Eglise; Si vous voulez, à l'éxemple des rois vos prédécesseurs connus par nos histoires et par la renommée, faire  éxécuter les lois, suivre en tout les règles de la justice et de l'équité, conserver l'humilité, fondement de toutes les vertus, la patience, la douceur, la fidélité dans les promesses, et la sobriété; vous rendre  accessible à ceux qui vous représenteront leur droits, ou intercéderont pour les autres ; chercher plutot à faire du bien qu'à dominer; réprimer, comme l'ont toujours fait les bons princes, la colère, la cruauté,  l'avarice et l'orgueuil; enfin écouter, comme le père et le protecteur de tous vos sujets, les bons conseils, aimer la vertu et la vérité, fuir et poursuivre le vice. Nous avons cru ces précautions nécéssaires, afin  que dans la suite on ne blâme ni notre conduite ni votre règne, pendant lequel nous espérons être heureux; et que par la grace de Dieu et l'intercession des Saints, la paix et la vérité soient sur les prélats, sur  les seigneurs et sur les inférieurs, et que votre éxactitude à observer les lois divines et humaines leur donne leur donne lieu de louer Dieu en tout et partout. Les évèques et les seigneurs supplient aussi votre  prudence de faire en sorte que tous ceux qui composeront votre maison vivent avec édification." 
Si un jour vous trouvez une de ces  pièces, faites- moi signe !!! Elles sont très  rares et se négocient a près de 3500 €. 
Le reliquaire de St Maurice a disparut mais deux gravures du XVIIe siècle existent. Il est décrit par  Peiresc (1612). C'était la première statue reliquaire connue. Boson fut également associé à la légende de St  Lance.  "Il entoura d'or le chef de St Maurice  L'orna de pierres précieuses, et posa sur lui  Une couronne, toute brillante de gemme et d'or."  "Sancti Mauricii caput ast circumdedit auro,  Ornavit gemmis claris, super atque coronam  Imposuit, totam gemmis auroque netentem."  Epitaphe du tombeau : Dalle de marbre extraite du lieu d'origine  "Ci-gît, en ce tombeau, le roi Boson, monarque pieux, libéral, vaillant et éloquent. Il donna pour la  statue de saint Maurice une couronne d'or, entourée de perles et de diamants. Il fit, pendant sa vie, beaucoup  d'autres dons à l'église dédiée à ce Saint. Guidé par le ce même esprit de piété, il ne se montra pas moins  généreux, au nom du Christ, envers les églises d'une infinité d'autres villes. Il fit cadeau de son sceptre et de  son ce diadème, resplendissant d'or et brillant comme le soleil, à l'e'glise de Saint-Etienne de Lyon. Il résista  aux ce attaques de plusieurs rois qui cherchèrent vainement à ce le perdre; mais, après avoir reçu le sacrement  de la communion sous les deux espèces, il fut enlevé à ses ce sujets et appelé à une meilleure vie, et que le  Dieu ce tout-puissant qui créa le firmament daigne l'admettre à ce jamais parmi les anges!!!" 
Hauteur 25 m, largeur 33 m, longueure 90 m. L'épitaphe de Boson ce trouve dans la chapelle St Apollonie. C'est une copie faite au XIIIe siècle.  IIIe siècle, création du siège épiscopal de Vienne. En 361 l'empereur Julien y assiste à la fête de l'épiphanie.  IVe siècle : Construction du quartier épiscopal. Ecclesia, églises, baptistère, maison de l'évêque.  VIe siècle, l'évêque de St Avit restaure le baptisphère (le même St Avit que pour Epaone);  V-IX l'écclesia placée sous le patriarche des frères maccabées.  VIIIe siècle introduction du culte des reliques des martyrs, St Maurice et ces compagnon dans une annexe voutée de la cathédrale.  IXe siècleCathédrale agrandie vers l'ouest d'un sanctuaire voué au Sauveur. Création d'une comunauté de chanoines regie par une règle.  887 Boson y est enterré.  XIe siècle reconstruction de la cathédrale par l'archevêque Léger (1030 - 1070)  9/02/1199 L'archevêque de Vienne Gui de Bourgogne qui vient d'être élu Pape à cluny sous le nom de Calixte II est couronné dans sa cathédrale.  XIIIe siècle l'évêque Jean de Bernin reprend les travaux en agrandissant l'église.  20/04/1251 le Pape Innocent IV consacre la cathédrale , dédiée définitivement à St Maurice.  XIII XIVe siècle voutement de la nef centrale, portail de la façade, chapelles latérales.  Octobre 1311 avril 1312 séances solennelles du concile oeucuménique, en présence du Pape Clément V, et du roi Philippe IV. Abolition de l'ordre des templiers.  XVIe siècle achèvement de la nef et fin des travaux.  Juillet 1548 le coeur de Dauphin François, fils de François 1er, et déposé dans le choeur de la cathédrale.  20 mars 1561 les bandes de réformés s'attaquent aux statues de la façade.  mai juin 1562 saccage par des huguenots.  17 octobre 1567 nouvelles dévastations par les réformés.  Juillet 1790 L'évêché de Vienne est supprimé. La cathédrale échappe à la vente des biens religieux nationnalisés. Pendant la révolution elle est un lieu de réunions populaires et patriotiques.   Elle sert ensuite de grenier ou de casernement.  Juin 1802 elle est réouverte au culte comme église paroissiale.  1869 incendie du clocher nord.  Tiré du document de l'association Cathédrale Vivante 2 place St Paul 38200 Vienne. 
Le chef reliquaire de St Maurice a disparut, sûrement fondu car jugé trop ancien, mais  deux gravures par Nicolas Claude Fabri de Peiresc 1612. C'était la première statue reliquaire  connue. Boson fut également associé à la légende de St Lance. On voit les mots REX et BOSO  qui ne laissent aucun doutes.  Toujours dans cette première catégorie, le chef de Saint Candide, au trésor de l'Abbaye  de Saint-Maurice, réalisé vers 1160, est considéré comme l'exemple le plus ancien encore  conservé. 
Un blason !  L'apparition des blasons en provence commence avec la dynastie des Bosonides.  Voici donc encore une nouvauté apportée par Boson grace à son élection en 879.  Croix denchée vidée et pommetée d'or.  On la retrouve en 1125 quand la provence est partagée en 1246. cela change avec  les comtes de Barcelones qui deviennent comtes de provence. 
1241 : 17 novembre. Le Chevalier Guichard de Condrieu (Condreu) remet le château et le mandement de Mantaille à l'Archevêque Jean de Bournin. Guichard en devient le Châtelin et s'engage "à le  rendre à toute réquisition et à en sortir durant les séjours de l'Archevêque". On déploie sur la tour la bannière de St Maurice.  1283 : Le châtelain de Mantaille se nomme Lambert Ardenchi, damoiseau, qui rend encore hommage à l'Archevêque de Vienne.  1317 : L’archevêque Briant de Lagnieu, s’y trouvant en villégiature, tomba malade et y meurt. Son corps fut enseveli dans l’église paroissiale du lieu. (A vérifier.) (1).  (1) Charvet histoire de l'église de Vienne.  1355 : A la mort d’Humbert II, le Comté d’Albon fut réuni à la couronne de France avec tout le Dauphiné. Mantaille appartenait alors comme fief à l’église de Vienne. Des réparations considérables  avaient étés faites pour remettre le château en état de résistance et tenir garnison. (1).  Son successeur Thibaud de Rougemont, abusant de son pouvoir, avait jeté l’interdit sur le Bourg de st Colombe, pour certains faits relevant de l’autorité du roi, interdit qu’il refusait de lever malgré la  menace de saisie de son temporel.  Le gouverneur du Dauphiné, Joffrey le Maingre, Sire de Boucicaut, représentant le roi de France Charles VI, se saisit du château de Mantaille, qui appartenait à l’archevêque, et y mit garnison.  1379 : Jean Fournier, dit « Gajoud », « habitant d’Anneyron », donne ses terres au Dauphin et se place sous sa protection.  1389 : les habitants de Coussieux, « riches comme pauvres », qui dépendaient territorialement de Mantaille, se mettent sous la protection du Dauphin. Il est vrai qu'à Mantaille, I’ existence devenait  difficile et le lieu agité. Le maître absolu du mandement était l'archevêque de Vienne, Thibaud de Rougemont, à la fois seigneur et prieur. A la mort d’Humbert II, en 1355, le Comté d’Albon fut réuni à la  couronne de France avec tout le Dauphiné. Mantaille appartenait alors comme fief à l’église de Vienne, qui en jouissait paisiblement. Des réparations considérables avaient été faites pour remettre le château  en état de résistance et tenir garnison.  L’ un des successeur, Thibaud de Rougemond , abusant de son pouvoir, avait jeté l’interdit sur le bourg de Ste Colombe, pour certain faits relevant de l’autorité du Roi, interdit qu’il refusait de lever,  malgré la menace de saisie de son temporel.  Le Gouverneur du Dauphiné, Joffrey le Maingre, sire de Boucicaut, représentant le Roi de France Charles VI, se saisit du château de Mantaille, qui appartenait à l’archevêque et y mis garnison.  1401 : En février l’Archevêque s’étant soumis, le roi donna ordre au grand conseil delphinal qu’il lui fut fait justice et que sa temporalité lui fut rendue. Cette temporalité sur Mantaille, comprenant  Albon et le territoire dominé par la tour d’Albon, fut rétablie en faveur de l’archevêque par arrêt du Conseil delphinal, le 14 octobre 1400, lequel ne fut exécuté qu’en juillet suivant. Malgré cet arrêt, la  garnison que le gouverneur avait mise dans le château refusa de sortir. L’archevêque, d’un tempérament énergique et impérieux, rassembla ses troupes, sort de Vienne avant jour, vient attaquer le château et  le prend. Après avoir organisé de nouveau la défense en laissant une partie de ses troupes, il s’en revint encore à Vienne le même jour, faisant sa rentré aux flambeaux, ayant ainsi parcouru, dans les vingt  heures, par des chemins directs, environ soixante dix kilomètres.              Fier de ce succès, Thibaud de Rougemond cherche querelle aux deux frères Guy et Jean de Torchefelon, qui refusaient de lui faire hommage du château de Montcarra, dépendant du fief de son  abbaye de St Chef (Tour du pin). Il voulut les y contraindre par les armes et leur fit la guerre. Il attaqua, prit et brûla le château de Montcarra. Thibaud de Rougemont ainsi que Jean d’Urre, forcèrent Jean de  Torchefelon ainsi que son frère à signer sur les ruines encore fumantes de Montcarra, un traité  par lequel ils se reconnaissaient Vassaux. Les deux frères de Torchefelon eurent bientôt leur revanche. Se  mettant à la tête de leur Vassaux, ils se rassemblèrent dans la plaine de Céssieu et vinrent attaquer l’abbaye de St Chef et la ruinèrent, puis s’approchant de Vienne, ils ravagèrent tous les châteaux des  environs (Seyssuel). Le Gouverneur du Dauphiné, qui résidait à la cote St André, vint à Vienne pour mettre fin à ses désordres. Thibaut de Rougemont, dans sa colère, ne lui en permit pas l’entrée et ne  voulut pas écouter ses conseils. Il n’y gagna pas. S’avançant sans bruit à bruit à travers les bois, se cachant pendant le jour, ils attaquèrent le château la nuit, et malgré une vigoureuse défense, ils le prirent.  La garnison fut massacrée et le feu mis au château. (Juin 1404) Depuis cette nuit terrible, le château de Mantaille n’a pas été relevé. Ses murs portent encore aujourd’hui les traces de l’incendie ; les cailloux  ont conservé la teinte rougeâtre du feu.  1404 : L’archevêque Thibaud de Rougemont prit sa revanche en brûlant celui de Ponterray qui appartenait à Guyonnait de Torchefelon et la tour de Mornas, appartenant au frère aîné du Maréchal, qui  fécondait activement dans cette lutte ; mais enfin les Torchefelon triomphèrent dans cette guerre acharnée, Thibaud de Rougemont quitta l’archevêché de Vienne pour celui de Besançon. Le Maréchal  Torchefelon combattit encore à Azincourt en 1415, et fut marié deux fois. Le Comté d’Albon, comme celui de Vienne, continua à être géré par l’église de Vienne.  1434 : Raoul de Gaucourt, gouverneur du Dauphiné, après avoir battu le prince d’Orange, qui avait ravagé Auberive et Colombier, prit le château d’Anjou et il était rentré à sa résidence de la cote St  André.  L’archevêque de vienne, Jean de Norry, lui demanda hommage pour les Comtés de Vienne et d’Albon. Le Gouverneur s’y refusa. L’archevêque en référa au roi, qui donna ordre au gouverneur de se  soumettre. Le château de Mantaille brûlé, en ruines, perdues dans les bois, ne fut plus qu’un souvenir historique, et son territoire conservés par l’église de Vienne comme fief à revenus.  1700 : levée du cadavre d'Andréas laquais de M. de Châtelard assassiné dans les bois de Mantaille.  1840 : On démolit la porte nord-est du château. (fait sinalé par J. Duc géomètre)  1881 : Le 12 mars M. J. Duc termine les plans et relevés des ruines de Mantaille.  1885 : Le sieur Antoine Marcoux, travaillant à une vigne dans l’enceinte des murs, mit à jour une quantité considérable d’ossements encore noircis, qu’il évaluait à deux tombereaux. C’étaient sans  doute les ossements des soldats de l’archevêque, brûlés dans l’incendie.  1889 : 19 septembre : M/ J. Duc achète l'ensemble des ruines de Mantaille "pour sauvegarder ces reliques de la pioche des démolisseurs" 
Epitaphe de BOSON.   On a pas retrouvé son tombeau. 
882 : Boson ne put toutefois résister aux troupes légitimistes, qui entrèrent dans Vienne. Attaqué par sa parenté française et allemande, Boson dut fuir Vienne, sa capitale assiégée, y laissant sa  femme Hermengarde et leur fille sous la protection d'un cousin, le comte Theutbert, tandis que lui-même se retirait avec ses troupes, peut-être à Mantaille. Vienne fut prise, par le propre frère de Boson, et  entièrement détruite ; Hermengarde et sa fille furent emmenées prisonnières . Mais , ayant fait la paix avec ses ennemis, Boson put rentrer peu après dans Vienne, y retrouver les siens, faire reconstruire la  ville.  Theutbert, fut récompensé de sa loyauté, par la concession des terres de Mantaille. On y apprend que le château avait été ruiné.  886 : Theutbert fait donnation de Mantaille à l'église de Vienne.  "Charta Theutberti comiti, de villa Mantalae"  887 : Vienne sous Épiscopat de Barnoin frère de Boson, rendit les même biens à Theutbert et sa femme, mais à titre bénéficiaire seulement. Il y ajoute Epaone, Tortilianum, et Génissieu. Theutbert,  le bénéficiaire, avait la charge de relever les églises ruinées et devait payer un Cens annuel. A la mort de Boson, il laissa le gouvernement au comte Hugues. Il reçut le comté d Apt en échange, puis  Avignon et Marseille. Il mourut vers 910.  887 : Le 11 janvier Boson meurt. Malgré son règne éphémère et effacé, Boson laissa un souvenir important dans la mémoire aristocratique locale : Au XIe siècle, sa mémoire était suffisamment  vivace pour que l’évêque de Maurienne lui attribuât le faux diplôme de donation du château d’Hermillon qu’il s’était fait confectionner.Il fit réaliser le chef reliquaire de saint Maurice de Vienne. C'est  dans cette cathédrale qu'il fut enterré.  http://medieval.mrugala.net/Architecture/Vienne%20-%20Saint%20Maurice/  887 : Louis l’aveugle, comte de Vienne et Arles, devint roi de provence de 887 à 911. A la mort de Boson, sa mère le conduisit à la cours de Charles le Gros, qui l’adopta. Mais Charles est déposé  par ses vasseaux en 888 et la mère le Louis le ramena en Provence et en fit le succésseur de son père dans une assemblée à Valence. Il part en Italie se battre contre Béranger, mais celui ci le capturant,  lui  fait arracher les yeux à Vérone, Il put retourner en Provence. Il meur en fin 928 ou début 929. Il vit le royaume de son père s’éffondrer petit à petit.                         Michaud, 1883, tome 25, page 151 
En 879 le roi Boson fit don de ses terre de la motte-de-Galaure à l’abbaye bénédictine de Tournus, nord de Macon. Celle ci y fonda un prieuré. Un acte en 1037 marque déja ce lieu comme une  posséssion Bourguignonne. Les guerres de religions ont causées bien des dégats, Les murs de la nef, le bras nord du transept, et la facade autrefois avec un auvent, sont d’époque romane. L’abside le  choeur le cloitre sont reconstruit au XVII siècle. visite du 26/12/2012. 
Accueil Mantaille Anneyron Basanière La Cappa Andance(ette) Autre lieux Infos sur le site Ecrits divers St Rambert Barbe Bleue Eglises Etude du site Etude eau Histoire Etude des murs Etude portes Album Photos Albon Presse Histoire