Les barres étaient des pièces de bois qui servaient à clore et renforcer les ventaux des portes que l'on tenait à fermer solidement. Les portes extérieures des tours, des ouvrages isolés de  défense, lorsqu'elles ne se ferment que par un vantail, sont souvent munies de barres de bois qui rentrent dans l'épaisseur de la muraille. En cas de surprise, en poussant le vantail et tirant la  barre de bois, on le maintenait solidement clos et on se donnait le temps de verrouiller. Voici (2) une porte par ce moyen si simple. Du côté opposé au logement de la barre est pratiqué, dans  l'ébrasement de la porte, une entaille carrée qui reçoit le bout de cette barre, lorsqu'elle est complètement tirée: Le vantail se trouvait ainsi fortement barricadé; pour tirer cette barre, un  anneau était posé à son extrémité, et, pour la faire rentrer dans sa loge, une mortaise profonde, pratiqué en dessous, permettait à la main de la faire sortir de l'entaille dans laquelle elle  s'engageait (3).
 L'ouverture actuelle étroite et en  hauteur est peut être le résultat du siège  en 1404. On peut voir la dalle en béton  coulée par la S.A.I.M.                            La porte nord : Des barres de 20  Cm de coté glissaient sur une profondeur  de 1.50 Mètre. Sachant que la porte  mesurait à peut près 3 Mètres en hauteur  par 2.50 Mètres en largeur, on peut dire  que l'on à cherché la sécurité avant tout.  On remarque la disposition des galets  simple mais ingénieuse pour faire glisser  la barre. Porte murée par la suite et  déplacée sur la gauche. 
Entrée Nord des fortifications : Une tour dont il ne reste que trois cotés, permettait de  protéger cette entrée. Un mur avec également un arc se trouvait parallèle au rempart. On  retrouve la même disposition pour l’entrée du château. 
Vue de l’interieur de la tour Nord. Le sol est convert par une dalle en béton réalisée par la  S.A.I.M. (Malgrés plusieurs lettres n’ont pas voulu s’exprimer à ce sujet). Je sais seulement  qu'un trou à été comblé par divers gravats. Des fouilles seraient évidemment à prévoir pour  en savoir plus. Une deuxième portedevait se trouver à la suite de la première. Le tout  constituait un sas d’éntrée. Sur le plan de J Duc on remarque un mur.                  Cette dalle servait de scène pour divers manifestation pour récolter de l'argent.. Il  est à noter qu'elle ne se trouve pas sur le terrain de la SA.I.M. mais sur la parcelle de M.  Arnaudon !                            Monsieur Arnaudon Max m’a parlé il y à très longtemps d’une herse ou de piques en  fer. Je n’ai pas plus de détails à ce jour. On remarque les dômages subits par le mur  d’enceinte. Egalement des traces d’incendie sont visibles sur le mur à gauche.  La photo du dessus est de 2011, et après abatage des arbres, on peut enfin voir l'ensemble.  Les plantes grimpantes coupées depusi plus d'un an ont séchées. Pas facile de rendre la  ruine visible ! 
Encore une preuve de la présence de cette porte dans la tour : On peut voir cet arc qui a été  murré. On avait donc une tour porte.     
On retrouve plusieurs de ces systèmes de fermeture à Mantaille
Coté de la tour ou on  remarque une fenetre, ce qui  suggère bien qu'elle était  couverte. On remarque les  trous de boulins habituels  mais aussi ce qui semble être  des trous pour des poutres.de  toit. Contre la muraille se  trouvait des dépendances. 
Porte Nord-ouest de Mantaille. Elle n'existe plus et je pensait la voir dans l'espace par lequel on accède au château actuellement, et cela vient d'être confirmé par M. Duc lui même qui en 1881  a fait le plan du château. Il nous indique que la porte a été détruite 40 ans avant qu'il fasse ses relevés. Voici donc une confirmation intéressante de ce que l'on soupçonnait. On peut faire  d'ailleurs le rapprochement avec la découverte de squelettes qui ont été dégagés pour planter de la vigne dans la cour. 
Ce document est exclusif et à priori inconnu. Signé de Monsieur Duc lui même Géomètre à St  Romain d'Albon. Il a également dessiné les fondations d'Epaone. (Voir Epaone). Détail du  plan de mantaille que j’ai trouvé par chance sur Ebay ! 
Porte murée : 
Porte détruite au 19e siècle
Voici donc une énigme de résolue. Bien-sur on peu se demander pourquoi avoir déplacé cette porte, qui à priori a rendu la muraille vulnérable. Bien des choses sont à découvrir sur Mantaille !  Merci à M. Duc d'avoir laissé cette information sur son plan qui a traversé les décennies. 
Porte sud ouest :
Porte sud-ouest de Mantaille. Si vous avez bien suivit, nous remarquons le même système de fermeture par deux barres que la  porte nord. Cette porte devait rejoindre la cour en contrebas, peut être également pour déscendre vers le Bancel ou un gué  permettait de traverser. Mais par quels moyens? escalier? Pour l’instant je n’ai pas de réponse à cette question, mais un  chemin est bien représenté sur le cadastre Napoléonien.   On trouve là aussi une tour protégeant cette entrée. Elle est à moitié éboulée de nos jours.                     Dans ce secteur on m’a rapporté l’existance de deux colonnes, ainsi qu’une cavité servant à une époque à tenir des  provisions au frais. Je n’ai rien découvert à ce jour... Mais je cherche !!! (On en parle aussi dans l'Eglise en contrebas, sur un  affichage destiné peut être aux touristes.) Attention ! le lieu est difficile d'accès et mérite tout votre atention. risque de glisser  sur une pierre, les ronces sont aussi de la partie, et on peut dire que Mantaille fait encore de la résistance 6 siècles après sa  destruction ! 
Photo à droite, on remarque des pierres qui dépassent. Pas  pour servir à monter, mais tout simplement en vu de la  construction d'un mur. Rempart ? tour? ... Le projet n'a  jamais vu le jour. 
Nous pouvons voir ici la base du mur de la tour sud. Il ne  repose sur rien, la partie basse est tombée. Il est urgent de  faire quelque chose pour sauver ces ruines. 
Voici en l'état actuel, la partie sud des ruines. Nous  remarquons la porte, avec l'emplacement pour les barres de  fermetures incluses dans le mur. On ne remarque pas de  systême défenssifs, sûrement se trouvaient ils sur les parties  éffondrées et non visibles à ce jour. A suivre donc. Mantaille  réserve bien d'autres surprises, mais patience et imagination,  permet de révéler petit à petit les mystères de ces ruines  fascinantes.    
On trouve de ci et de là, des pants de murs éffondrés,  cachés par la végétation. On se trouve à près de 30 mètres !  Ses coins sont réservés à un public averti, je ne vous  recommande pas de tenter l'expérience... 
Porte sud est : 
Porte
Tour sud
Porte nord est
C'est par ici que l'on accède au château. On a bien donc affaire a un déplacement de porte.  comment etait elle reste la question. On ne remarque pas d'ouvrage defenssif à cet endroit.  Pas de tour par exemple. 
Magnifique porte Sud-est (bon ok faut de l'imagination...). La nature nous montre cet arc de voute. Le mur est de 1.5 Mètre d’épaisseur. Une ouverture à gauche de toute évidence défensive,  peut etre pour observer le chemin d’accès. C'est l'arc que l'on noie dans les constructions au-dessus des linteaux des portes, au-dessus des vides en général, et des parties faibles des  constructions inférieures pour reporter le poids des constructions supérieures sur des points d'appui dont la stabilité est assurée. Les archivoltes des portails et portes sont de véritables arcs  de décharge (voy. Archivoltes, variété de l'Arc); toutefois on ne donne guère le nom d'arcs de décharge qu'aux arcs dont le parement affleure le nu des murs, qui ne se distinguent des assises  horizontales que par leur appareil, et quelquefois cependant par une faible saillie. Dans les constructions romaines élevées en petits matériaux et en blocages, on rencontre souvent des arcs de  décharge en briques et en moellons noyés en plein mur, afin de reporter les pesanteurs sur des points des fondations et soubassements établis plus solidement que le reste de la bâtisse. Cette  tradition se conserve encore pendant la période romane. Mais à cette époque les constructions en blocage n'étaient plus en usage, et on ne trouve que très-rarement des arcs destinés à diviser  les pesanteurs dans un mur plein. 
Fenêtre à coussiège 
Archère. La seule visible.
Au dessous de l’archère, sous les  toits, on trouve cette fenêtre.  
Poutres
Nous somme sur une voute, sous nos pied se trouve un niveau inférieur. Ce lieu est  innaccéssible car plein de terre. Je n'ai aucune idée de l'étendue de ce sous sol. On  remarquera que le niveau du sol inferieur coincide à quelques chose près au niveau de  la cour.
Porte sud est 
Archère
Porte nord ouest :  Mais estce réellement une porte? Porte ou fenêtre nord-ouest ou simple arc de décharge? vue coté sud découverte avec de la chance. Nous savons qu'à un certain moment le château a été  remanié pour être plus un palais, mais un lieu pour une garnison. Je manque d'éléments pour en dire plus. A suivre.... 
Voici une representation de ce que devait être cette partie. Le  fait qu'elle soit bien dégagée, avec de la lumière, montre que  c'était un lieu de vie. L'étage au dessus devait être celui des  domestiques. Le contrastre est flagrant avec la partie nord qui  ne présente qu'une seule petite fenêtre. 
On reconnaitra facilement le mur nord.
A gauche coté ouest, on remarque des pierres bien ajustées et un départ d’arc.
Nous remarquerons un pied droit. Seul détail, il est à l’envers! Cela indique donc un réemplois.
A droite, détail d’un pied droit dans le bon sens ! (Viollet Leduc) A gauche on peut voir le départ de l’arc. Un pied-droit (ou piédroit), appelé aussi montant ou jambage, peut  désigner :     la partie latérale d'une baie, d'une porte, d'une fenêtre, d'un  manteau de cheminée (appelé également jambage),      le mur vertical supportant la naissance d'une voûte,      le pilier carré qui porte la naissance d'une arcade et chacune des  pierres de ce pilier. Dans un pont, les pieds-droits qui sont les appuis extrêmes prennent  le nom de culée ; ceux qui sont intermédiaires le nom de pile quand  ils sont faits de pierre, et palée quand ils sont en bois.  Source Wikipedia. 
Les portes sont aussi très importantes dans un château fort. Même si on ne voit pas l’intégralité des vestiges de Mantaille, ou si beaucoup de choses ont disparues et ne seront retrouvés que  par un travail archéologique, on peu quand même découvrir certaines choses intéressantes. Je vais donc faire ici un descriptif de ce que j’ai pu découvrir et imaginer. 
Plan général : 
J’ai trouvé ce plan d’un autre édifice. On remarquera la forme générale, qui fera penser a un escargot. En effet, il faut entrer dans la basse cour bien loin de l’entré du château en  s’exposant. ceci peut être une explication aux modifications ayant mené à la fermeture d’une tour porte, et l’ouverture d’une nouvelle. 
On remarquera évidemment que Mantaille est beaucoup moins complexe. Pas de tours rondes, mais il faut pas oublier que nous nous arrêtons au début du XVe siècle. Ci il avait  évolué nous aurions surement eu ce genre de développement. Cet archaisme architectural est justement ce qui fait tout l’interêt de Mantaille. Bien sure d’autres châteaux sont  comparables, Ventadour (voir sujet) ou château de Terme par exemple. 
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