L'histoire d'Albon Pourrais se résumer ainsi : C'est l'invention du Dauphiné. Mais avant tout, c'est aussi un concile ou Sigismond roi des Burgondes, réunit 25 évêques du royaume à Epaone, (St Romain d'Albon). Les principaux prêtres y furent appelés et les laïques furent engagés à y assister, affin, dit la convocation "Que le peuple puisse connaître ce que doivent régler les seuls évêques". 514 : Sigismond se convertit au catholicisme, sa fille Clotilde épouse Clovis roi des Francs, dont elle participe à sa conversion.             Ce concile régla les droits du Clergé, et plaça les membres sous la juridiction ecclésiastique, et leur donna un certain pouvoir sur la société laïque. On peut remarquer plusieurs décrets parmît les 40 : -  Un abbé ne doit vendre les biens de son abbaye que sous l’autorisation de l'évêque. Il ne doit pas affranchir ses serfs (esclaves), car il semble injuste que les moines soient assujettis chaque jour au travail de la terre, leurs serfs puissent jouir du repos de la liberté. -  Un évêque ne doit pas vendre le bien de son église sans l'aveu de son métropolitain, il peut seulement conclure d'utiles échanges. -   Si un abbé trouvé en faute ne veut pas recevoir un successeur de son évêque, l'affaire doit être porté au métropolitain. - La chasse est défendue à tous les prêtres, et ils ne doivent avoir ni chiens, ni faucons. -  Si quelqu'un a tué son serf sans le consentement du juge, qu'il expie cette effusion de sang par une pénitence de deux ans. Même pénitence aux catholiques tombés dans l'hérésie. -   Le concil déclare nul les dons ou legs fait par les prêtres et les évêques sur les biens de l'Eglise, il defent aux prêtres de desservir, sans le consentement de leur évêque, une église dans un autre diocèse, d'assister au repas des hérétiques, et permet aux laics d'accuser des Clercs, -  Ne pas placer des reliques de Saint dans des chapelles de campagne; a moins qu'il n'y ai dans les voisinage des prêtres pour les desservir. -   Interdit aux jeunes moines ou clercs l'accès aux monastères de femmes, a moins qu'ils n'y aillent pour voir une mère ou une soeur. -   Il enjoint à tous les évêques de ce conformer à l'ordre des offices établi par le métropolitain. -   Défend aux clercs et évêque de recevoir des femmes passée l'heure des vêpres. -  Un serf coupable de crime atroce qui trouve asile dans une église, est exempt seulement des peines corporelles. -   Les nobles doivent venir à Noël ou à paques recevoir la bénédiction de l'évêque. -  Il défend aux clercs de se livrer à la magie: il ne veut point qu’on ordonne des clercs factieux, usuriers et vindicatifs. -   Il est défendu aux clercs non conssacrés d'entrer dans la sacristie et de toucher les vases sacrés; aux diacres de s'assoir en présence des prêtres. -  S'occupant aussi de la société laïque, le concile d'Epaone défendit le mariage entre parents de sang d'un proche degré, mit au ban de l'église tout meurtrier qui se serait soustrait à ses juges. -   le prêtre ne pourrait refuser l'extrême onction à l'hérétique mourant.
Plan de l'église d'Epaone. Elle fut découverte en 1972 par M. Charvet qui  venait d'acheter un terrain à Mme Veuve Gagnière. En arrachant des arbre il  découvrit des fondations et des sarcophages. Trois possèdent des dalles  gravées qui permirent leur datation. Mais M. Charvet voulait rentabiliser  son terrain en plantant de la vigne et tout fut détruit et dispersé. Il est  domage que ce site à été perdu, mais on à eu la chance que M. Duc, géomètre  de métier, ai pu établir un plan. (il a également réalisé un plan du château de  Mantaille)              Je détaille avec divers documents cette découverte extraordinaire  dans la section Epaone du site. 
LES COMTES D'ALBON CREATEURS DU DAUPHINE :  En 1009 ils recoivent la moitié du château de Moras.  En 1016 ils sont à Moiran par une charte c'est la première fois qu'un document  leurs donnent la qualité de Comte.  En 1027 Champsaur, 1035 Oisans, vers 1050 Grésivaudan, vers 1053 Briançonnais, 1070 vallée d'Oulx.  En 1030 ou 35 que le comte Guigues, dit « le Vieux » quitta Albon, attiré vers le Graisivaudan par son cousin Mallenus, évêque de Grenoble. Dès ce moment et jusqu'à la Révolution, le comté  d'Albon ne sera plus gouverné que par un simple châtelain, sorte de régisseur désigné par le comte. Dès lors, et durant 300 ans, les Guigues d'Albon et leurs descendants (qui prirent le titre de  Dauphins vers 1100), ville après ville, vallée après vallée, seigneurie après seigneurie, vont travailler à étendre leur domination sur un territoire compris entre le Rhône et le Mont-Genèvre et  même au-delà, puisque Cézanne, Suse et Oulx en faisaient partie. Ainsi fut, par eux, créé un véritable royaume indépendant, le Dauphiné, ayant son propre souverain, le Dauphin, ses lois et sa  cour de justice, ses finances et sa chambre des comptes, son conseil delphinal et plus tard sa capitale: d'abord St-Marcellin, puis Grenoble. On devine que cela n'alla pas sans difficultés. Les  Dauphins eurent en effet à soutenir de dures luttes: Parfois contre les évêques de Grenoble et les archevêques de Vienne, jaloux de leur autorité et inquiets de cette puissance temporelle qui  grandissait sous leurs yeux parfois à leurs dépens; contre certains seigneurs, peu disposés à accepter passivement cette tutelle; mais surtout contre les comtes de Savoie, dont le domaine  s'étendait alors jusque chez nous. La séparation entre les deux états était le couloir de la Bièvre et de la Valloire. Bien mauvaise frontière, on en conviendra, vague, imprécise à souhait, large de 4  à 7 km, au surplus couverte de forêts. En réalité, il n'y avait pas de frontière entre les deux états. Par exemple: Beaurepaire appartenait au Dauphin, alors que la Côte-Saint-André et Bressieu  étaient au comte de Savoie; les relations entre les deux maisons furent d'abord amicales; il y eut même des mariages; mais elles se détériorèrent rapidement et dégénérèrent en de terribles  guerres. Durant des siècles, notre région fut maintes fois ravagée, parfois jusqu'à Valence et Die, par les Savoyards. II faudra attendre la veille de la Révolution (1760) pour qu'un dernier traité  mît fin au conflit en donnant le Guiers comme frontière aux deux états.  LA QUERELLE DES LIMITES :              Lorsque les comtes d'Albon eurent quitté leur domaine, vers 1035, et qu'un simple châtelain gouverna le comté en leur nom, les seigneurs voisins se mirent à empiéter sur le territoire du  comté. Cela donna lieu à maints litiges, assignations, citations et procédures. II arriva même que le Dauphin vînt en personne sur les lieux pour, croyait-il, trancher le débat. «... autrefois, une  altercation s'éleva au sujet des limites des mandements d'Albon, Anjou, Montbreton (Chanas) et Peyraud, entre notre seigneur le Dauphin et les seigneurs desdits lieux; et que notre seigneur le  Dauphin, tenant en mains son épée tirée du fourreau, pour marquer les limites frappa trois coups et, avec son épée, il fit des marques sur l'angle de la maison de La Chal en disant: c'est jusque-là  que s'étend le mandement d'Albon. Etaient présents les seigneurs desdits lieux consentant et ne contredisant point. Ensuite on se rendit ensemble en direction du Rhône en suivant la crête du  coteau appelé « Tural Lompins », le Dauphin frappant de son épée sur les arbres en disant: "Ceci est du mandement d'Albon, cela de celui d'Anjou", ainsi jusqu'au moulin de St-Rambert appelé  Moulin d'Ancône (29>, Après quoi, le Dauphin repartait et les choses reprenaient comme devant. Mais tout changea après 1349, lorsque le comté d'Albon devint propriété du roi. On décida  alors, en haut lieu, de mettre définitivement les choses au point. Par lettre du 5 juillet 1396, le gouverneur du Dauphiné chargeait le Juge Mage du Viennois et Valentinois d'aller enquêter sur  place: « de vous transporter sur les lieux susdits d'Albon et de Champagne, munis des informations déjà faites, et d'en faire de nouvelles basées sur la vérité, au sujet de l'occupation desdites  limites delphinales et des autres usurpations qui y ont été accomplies.. L'enquête eut lieu en effet. La commission vint à Anneyron le 2 août « dans la maison de noble Gonon Guine, châtelain  d'Albon », y séjourna deux jours au cours desquels elle entendit longuement plusieurs témoins. Prosper Vallernaud relate en détails ces faits dans sa brochure « Vieux souvenirs dauphinois ».  Par ailleurs, les archives du bailliage de St-Marcellin contiennent le procès-verbal de la procédure de 1396: « sur ce que les seigneurs de Montbreton, d'Anjou, Claveyson et Peyraud et autres  gentilshommes voisins usurpoient une partie dudit mandement d'Albon et de Champagne ».              La forteresse d’Albon démantelée conserva son titre jusqu’en 1789, on continua à désigner sous le nom de comté d’Albon le territoire comprenant les paroisses et Hameaux suivants : Le  hameau d’Albon, dont les maisons sont renfermés dans l’enceinte des remparts de la forteresse.  Les paroisses de St Romain d’Albon.  Mantaille. Anneyron. Fontdeville. St Rambert. Champagne. Andancette. St Martin. St Philibert.              Limitant du coté nord, la ligne du tural ou coteau qui va du Rhône à Lachal, ancienne Commanderie des chevalier du Temple. La paroisse de Champagne. Le Comté d’Albon, administré  au temporel par un simple Châtelain, perdit de son importance et n’eut plus que l’ombre de son ancienne splendeur. Les Comtes de Tournon devinrent plus tard les seigneurs engagiste de la  terre d’Albon. Ces droits passèrent par succession aux Levy-Ventadour et en dernier lieu, aux ruban-soubise.                 Procédure du Papier Terrier du comté d'Albon - 1680. Archives Départementales - B. 1958 - t 33.  Prosper Vallernaud - Vieux souvenirs dauphinois - p. 21 et 25. Vallernaud - op. cit.              Archives Départementales - B. 1958. Duc. « Essais historiques sur Albon D. p. 127.  LA REFORME ET LES GUERRES DE RELIGION :              La Réforme, prêchée très tôt dans le Sud-Est (dès 1523 à Grenoble), fit immédiatement de nombreux adeptes parmi la noblesse et le clergé. I1 n'y eut cependant pas d'incident notable  pendant une quarantaine d'années. Mais le massacre de Wassy (1562) mit le feu aux poudres. Désormais, et jusqu'à la signature de l'Edit de Nantes (1598), notre malheureux Dauphiné devient le  théâtre d'une atroce guerre civile: les tristes exploits du Baron des Adrets, pas encore oubliés, n'y furent point uniques. Notre région du nord de la Drôme et de la Valloire eut particulièrement à  souffrir, au point que les braves gens de nos campagnes se révoltèrent contre l'un et l'autre des deux partis. Armés de fourches, ils interdirent l'accès de leurs villes et villages aux troupes qui  prétendaient «y loger et repaistre» et même leur donnèrent la chasse, les obligeant à changer d'itinéraire. «et furent contraincts s'escarter au loing par chemins obliques». Le mouvement prit  même des proportions telles que le roi dut dépêcher spécialement en Dauphiné des troupes pour le réprimer. Pourchassés, les révoltés au nombre de 15 à 1.800, se réfugièrent dans Moirans où ils  furent capturés et durement châtiés: "ont tous passé par l'épée, excepté une douzaine qui ont été pendus" (32),  LA CHARTE D'ALBON EN 1317 :              Les habitants du comté d'Albon obtinrent eux aussi d'être exemptés du vingtain, en usant d'une astuce racontée par Prosper Vallernaud "et qui mérite d'être rapportée ici. Vers 1315, le  seigneur Billon de Beausemblant faisait bâtir une maison à Fondeville (maison forte probablement, qu'il ne faut en tout cas pas confondre avec le prieuré). Comme il lui fallait de la chaux et  qu'il en manquait, les habitants du mandement lui firent savoir que s'il parvenait à obtenir du Dauphin qu'ils fussent exemptés du vingtain, « ils étaient disposés à donner audit Billon toute la  chaux qui lui était nécessaire pour bâtir sa maison ». Billon obtint gain de cause, «à condition que lesdits hommes seraient tenus de réparer les murailles de bourg d'Albon toutes les fois que le  cas l’exigerait, mais non cependant les murs du donjon». Ainsi, Billon eut sa chaux et les habitants de la communauté furent débarrassés d'un impôt impopulaire. 
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