Le 15 septembre 517, Epaone fut un évènement majeur pour la chrétienté. (Voir Histoire Albon). Cela dit la tâche ne fut pas facile de situer Epaone à Albon, et même on a bien convenu que  Epaone se trouvait à Albon, on peut encore voir certaine personne argumenter que cette église se trouvait à Lachal, Epinouze, Moras et même bien plus loin... Voici donc un des ouvrages expliquant  pourquoi Epaone a été situé à Albon. On remarquera la date de l'ouvrage : mars 1877, soit près de 13 ans avant la réelle découverte des ruines de ce qui semble être cette église à Albon... 
Arriver à la conclusion que Epaone, où se déroula le concile en 517, se trouve à Albon, n'a  pas été facile. En se servant du Latin, on a émis l'hypothèse que Epaone pouvait se trouver à Pamier,  Beaune, Ponas, Agaune, Evian...   On chercha aussi vers la déesse Epona, ou Hippone. Les villes de Nions, Thonon,Yenne,  Mandeure, etc.  Enfin, certains ont parlé aussi de Albon dans la Drôme actuelle.   Voici divers auteurs qui ont planché sur le sujet :   Jean Papyre Masson : Agaune  Jean Jacques Chiffet : Nions  Le pere de columbi âpre entre partisan de Lagaune, choisit Yenne  Henri de Valois : Cite Evian , puis Albon  Pere menestrier : Yenne en Bugey  Claude Fleury : Yenne  Chorier : Ponas  Dom Mabillon : Il pense que Epaone est près de Vienne  Le docte président du Valbonais : cherche près de Vienne et cite Crézancieux  L'abbé de Longuerue : Yenne   Pierre Annet de Pérouse   Beaucoup d'intérêt et de discussions pour la localisation de cette église. 
Revue du Dauphiné et du vivarais no 3 : 
Revue du Dauphiné et du vivarais no 1 : 
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Le meilleur document pour raconter cette découverte est le livre de JDUC, "Essais historiques sur la commune d'Albon ", géomètre de fonction, qui vit les ruines et en traça les plans. Une chance pour  nous, car il ne fallait pas compter sur la commune de l'époque pour sauver les vestiges. Malgré divers courriers à des personnes lettrées de l'époque le site fut détruit et les vestiges perdus, sauf quelques pièces  encore visibles à ce jour, et certaines chez des particuliers. 
Avec le cadastre napoléonien des archives départementales de Valence, nous pouvons voir le cimetière autour de l'église au centre d'Albon (les tombes sont restées en place), mais également la première  parcelle achetée par la commune en 1824, principalement pour des questions d'hygiène. Le cimetière sera agrandi en 1865 puis encore en 1975 sur l'ancienne parcelle à M. Charvet contenant Epaone. Des sondages  ont été effectués en 1975, mais les vestiges ont disparu. Reste le livre de M. Duc. Il est intéressant de constater que l'on a déplacé un cimetière pour les remettre à sa place d'origine. 
 Vue aérienne du cimetière d'Albon. Nous voyons 3 parcelles : Au Nord la parcelle de M. Charvet ou se trouvait l'église, à l'Est la première parcelle de 1824, à l'ouest la parcelle de 1865. Nous apercevons  aussi une parcelle en pente derrière le cimetière. Elle a été sondée en 1975. Quelques éléments ont été trouvés, mais rien de probant. 
Voici une corniche romaine. Celle ci vient  d'Alexandrie en Egypte, car je n’ai pas le droit de publier la  photo. En espérant la voir un jour, celle d'Albon et qui a  servit de sarcophage par la suite se trouve chez des  particuliers à Albon. Une très belle pièce en marbre vert.  Elle servit longtemps pour nourrir les cochons et pour cela  on perçat un trou dans son fond ... Mais de quel bâtiment  provenait elle? Un temple, La Villa Tortilianum, ...? 
Le tombeau no 14 est aussi une auge pour enfant.16,17,18,19,20,21 sont en pierre de mollasse dressées. La no 22 était sûrement un espace préparé à l'avance et crépis de rouge. Trois autres tombeaux  avaient été découvert en 1846 dans un fossé proche. Les tombes mesurent à peu près 2.20 m de long et 70 cm à la tete et 60 cm aux pieds,  48 cm de hauteur et 10 cm d'épaisseur.  Trois de ces dalles possédaient des inscriptions, voici les traductions :  "Ici repose en paix Constantiola, morte à l'age de vingt ans et trois mois le 9 des calendes de Mars (21 Février) l'année après le troisième consulat de Léon." Elle date de 467.  "Ici repose en paix Lévanius jeune homme de bonne mémoire, mort à l'age de seize ans et six mois. Il est parti de ce monde le 8 des calendes de Mars (22 Février), l'année après le consulat de Florentius  et d'Anthémius, clarissimes consuls." Elle date de 596.  "... telle année et le trois des calendes de juillet sous le règne de notre maitre, le roi Dagobert, indiction quatrième." Elle daterait de 631. 
Elles sont pour la pluparts en un seul bloc souvent réutilisées entières ou cassées pour des abreuvoirs à bestiaux, bac à fleurs, ou construire des murs. Elles sont couverte par une dalle parfois avec  inscriptions. Trois dalles avec inscriptions ont été trouvées à Albon. Elle permettent une datation précise et aussi, qui était la personne décédée. 
Partie d’un corps dans un de ces sarcophage encore en place à Albon.
Sarcophege se trouvant au château de Lachal. 250 x 76 x 60
Dalle tombe avec inscription Constantiola 
Dalle tombe inscription Levianus 
L'Unité mixte de recherches 5648 constitue l'un des principaux foyers de recherche historique et archéologique sur le Moyen Age chrétien et musulman. Basée à Lyon, elle rassemble des  archéologues, des historiens et des littéraires dont les travaux portent aussi bien sur la région Rhône-Alpes et le Grand Sud- Est, que sur l'ensemble du monde méditerranéen.     
Note : Ce plan est une copie de celui plus  grand réalisé par Jean Duc au 19e siècle. Il a été  copié à plusieurs exemplaires, comme celui de  Mantaille que j’ai pu trouver, mais aucune trace de  ce document à ce jour. La chance serait de le  retrouver par hasard, peut être apporterait il des  renseignements complémentaires. 
On peut voir des ossement en place, une nécropole se trouvait autour de  l’aglise à plus de 40 mètres. On manque d’informations, les propriétaires des  terrains refusant les sondages archéologiques.  
Partie de sarcophage vers l’église réutilisé en fontaine. Ces auges étaient stockées derière la mairie, mais cassées et ensuite elle ont été broyées pour combler les chemins de la comune. Une honte !
 Le 4 mais 1821 le roi  Louis autorise l'aquisition du  terrain de chez Baboin, contre  paiment d'une somme d'argent  en indemnisation. On ne se fait  donc plus enterrer autour de  l’église en plein village. Cela  fait penser d’ailleur que bien  des vestiges interessant doivent  se trouver autour de l’aglse. On  m’a parlé de grandes dales,  découvertes lors de la mise en  place d’un tranformateur EDF.  Devant la dalle, les ouvrier ont  rien dit et ont rebouché le trou  sans ouvrir la tombe. A quand  une étude? car je n’ai rien vu a  ce sujet jusqu’à maintenant. 
En contrebas du cimetière, se trouve une  parcelle qui surement mériterait des sondages.  Etant une propriété privée, et pour l’instant sans  projets de construction, Les archéologues n’y ont  pas accès sans l’accord du propriétaire.  
On a construit un HLM  ici, sans fouilles  préalables. On aurait vu  des camions emporter  des tonnes de terre avec  des ossement et autres  pierres !
Cimetière en 1959 avant  extention 10 ans plus  tard. On a pas pensé à  fouiller la zone, cela  sera fait en 1975 avec  quelques sondages. 
H
Comme déjà signalé de Epaone il ne reste pas grand chose. Nous avons deux dalles, (page précédente), quelques sarcophages éparpillés un peu de partout un sarcophage en marbre étant le réemploi d'une  corniche romaine (j'en reparlerais ultérieurement)              L'agrandissement du cimetière en 1971, le remblayage du fossé ou M. Charvet avait trouvé les vestiges, enlève tout espoir de retrouver des éléments important de cet édifice. Des sondages ont bien  été effectués en 1975 pour le compte de l'association les "amis de la tour d'Albon" Par M. J. F. Reynaud, M. Helly, et M. G. Vicherd, mais ils n'ont pas permis de retrouver et de situer exactement l'emplacement  de l'église, même si des murs "fantômes" (détruits et remblayés) ont été retrouvés. Une tombe est quand même signalée, en partie détruite par une canalisation récente (commune ?). Des tessons de céramiques  permettent une datation mais je ne dispose pas des résultats d'analyse.                            On note aussi que d’importants vestiges se trouvent sous le nouveau parking du cimetière (partie basse en allant vers village) mais évidemment ils sont inaccessibles. La colonne cité par J Duc (plus  de 2m de haut, 1 m de diamètre)  suportant une croix à l'entrée du village a été déplacée et mise je ne sais ou. (la croix a été sauvée à la demande des habitants...). Voila donc le triste bilan d'Epaone. On peut  quand même voir des choses interessantes : voici par éxemple une tombe non ouverte de la nécropole d'Albon. Il faudrait la dégager pour en savoir plus. En tout cas voila à quoi ressemble un sarcophage  paléochrétien "in situ" (n'est pas visible actuellement). 
Auge en place. Albon. 
Os humain (tibia?) découvert sur le trotoir à Albon en 2010. Il a été remis aux archéologues. 
Que faire en cas de découverte de vestiges archéologiques ?  Les traces de la présence humaine aussi discrètes soient-elles sont susceptibles d'être découvertes dans n'importe quel lieu, mais il est  exceptionnel de rencontrer des éléments spectaculaires tels que grottes ornées, monuments intacts, statues ... On met au jour, le plus souvent, de  modestes vestiges qui présentent cependant un intérêt pour l'histoire de l'humanité.  Afin de tirer le meilleur profit scientifique de tous ces vestiges et d'assurer leur protection si nécessaire, la loi du 27 septembre 1941 oblige  toute personne qui réalise une telle découverte, le propriétaire de l'immeuble où ils ont été mis au jour et, le cas échéant, la personne chez qui ils  ont été déposés, à en faire déclaration auprès du maire de la commune concernée. Celui-ci devra lui-même prévenir le préfet qui saisira le service  régional de l'archéologie, lequel en appréciera l'intérêt archéologique. Un spécialiste pourra donc se rendre sur les lieux afin de procéder aux  observations indispensables et d'enregistrer la trouvaille. Le cas échéant, il prendra les mesures nécessaires à la sauvegarde ou à l'exploration  scientifique du site. L'administration dispose à cet effet d'un droit de visite sur les propriétés privées.  Pendant ce temps, le propriétaire de l'immeuble ou le dépositaire des objets est considéré comme responsable de la conservation provisoire  des vestiges découverts fortuitement ou au cours de fouilles sur ses terrains, qu'il est interdit de détruire, dégrader ou détériorer.  Les objets ainsi découverts fortuitement resteront la propriété de l'inventeur et du propriétaire du terrain (partage par moitié entre eux),  conformément à l'article 716 du code civil.  L'Etat peut cependant revendiquer ces découvertes moyennant une indemnité fixée à l'amiable ou à dire d'expert.  Les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC) 
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